Sandra, barista et co-fondatrice de La Claque Café, à Paris
Sandra, barista et co-fondatrice de La Claque Café, à Paris

Sandra, barista et co-fondatrice de La Claque Café, à Paris2 minutes de lecture

Comment es-tu devenue barista ?

J’ai découvert le café en Nouvelle Zélande, en 2006. J’aimais le café mais je n’y connaissais absolument rien. Le travail de barista m’a vraiment intrigué: les gestes, le matos, l’environnement, l’odeur… J’ai absolument voulu passer derrière la machine. Après m’être fait refoulée un peu partout, j’ai fini par avoir droit à mon baptême du feu à Wellington.

En rentrant en France, j’ai mis cette expérience de côté mais le rejet du monde du bureau et l’appel du kawa ont été plus forts. J’ai démarré ma carrière chez KB Café Shop en 2011.

Après quelques années au sein de plusieurs coffee shops parisiens, j’avais envie d’entreprendre. Je n’avais rien de précis en tête alors j’ai décidé de devenir freelance, une première étape pour tester de nouvelles expériences. J’ai commencé à donner des formations et à travailler dans l’événementiel. C’est à cette occasion que j’ai fait la connaissance d’Emmanuel (@dr.barista), mon associé, et que La Claque est née.

Ton meilleur souvenir café ? 

Un jour, en faisant les réglages de ma recette avant l’ouverture d’un coffee shop dans lequel je travaillais, j’ai vécu et goûté le fameux “godshot” ! Celui qu’on recherche toutes et tous à reproduire mais qui n’arrive vraiment qu’une fois. J’ai refait espresso sur espresso en reproduisant les mêmes gestes… rien à faire ! C’était un Colombie et ce shot était absolument incroyable. Cette expérience résume bien le café je trouve, extrêmement frustrant et tellement génial à la fois.    

Ta méthode préférée de préparation, et pourquoi ?

Le cupping. Alors, clairement , je ne me prépare pas de cupping tous les matins ! Mais j’adore cette méthode parce que c’est souvent la façon dont on découvre un café pour la première fois et puis en cupping, le café ne triche pas. Le café est à nu, on peut évaluer son potentiel. Surtout, à l’opposé de la Chemex que je n’aime pas du tout, avec un cupping on a de la mâche et de la texture en bouche.

Quelle est ta go-to recipe avec un café que tu ne connais pas encore ?

Pendant le confinement , je me suis mise à tester un peu le Clever Dripper, qu’habituellement j’utilise peu et c’est pas mal. Voici donc ma recette du Clever Dripper : 20 gr de café, 300 ml d’eau et environ 3′ d’infusion.    

Quel est le paramètre de préparation le plus important à tes yeux ? 

L’eau… et ensuite la mouture. 

Entre participer au concours Aeropress et en être juge, qu’est-ce que tu as préféré ?

Oh les deux ! C’est super fun. Participer c’est un bon exercice qui permet de faire des tests intéressants et juger permet de goûter plein de recettes différentes d’un même café. C’est souvent hallucinant de voir les différences d’ailleurs !

Tu viens de lancer RainOrShine, tu nous en dis plus ?

Rain or Shine veut dire littéralement “qu’il pleuve ou qu’il vente”. Au moment où le monde entier était confiné et que la plupart des coffee shops étaient fermés, on a décidé “d’ouvrir les portes” de ce lieu pour se réunir, partager comme on l’avait toujours fait avant, autour du café. Un lieu qui puisse toujours être ouvert quelles que soient les circonstances.

L’idée était de créer un espace de vie où l’on y trouve un menu alléchant et une offre super quali. Comme dans un vrai coffee shop. Au menu pas de café, évidemment mais des activités (tables rondes, interview, rencontres, partage d’expérience, workshops) préparées avec beaucoup d’attention et de soin, à partir d’informations sourcées avec transparence, pour nourrir de connaissances les professionnel.le.s du café.

Comme l’idée est de parler à toute la communauté du café, certaines activités sont en anglais. Toutes les émissions sont ensuite disponibles en podcast et peuvent être visionnées sur notre chaîne YouTube.